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Environnement

Transition écologique : la livraison écologique peut-elle sauver les centres-villes ?

Le raz-de-marée du e-commerce et de la livraison à domicile ne va pas sans poser problème dans les grandes villes. Pour décongestionner les centres urbains et lutter contre la pollution de l’air, les opérateurs du secteur misent de plus en plus sur la livraison écologique en multipliant les dépôts urbains et en optant pour des véhicules non polluants.

La livraison à domicile est entrée dans les mœurs au sein des villes et commence même à concerner les produits alimentaires. Année après année, de plus en plus de Français ont recours à des sites de e-commerce qui font livrer leurs produits directement à domicile. Selon la Fevad, l’organisation représentative du secteur, plus de 43,5 millions d’internautes, soit 69 % des Français, se sont connectés à l’un des 15 sites marchands les plus visités au 2ème trimestre. Une tendance que la crise sanitaire est loin d’avoir démentie, bien au contraire. Avec 5,3 % de croissance entre mars et juin 2020, le secteur a connu une très forte progression globalement, malgré un net recul des ventes de services en ligne. Mais cette nouvelle façon de consommer, extrêmement pratique, n’est pas sans poser problème d’un point de vue environnemental et urbanistique.

Dans les centres urbains des grandes villes, la multiplication des livraisons entraîne deux soucis majeurs. D’une part une congestion accrue des centres-villes, qui n’en avaient pas vraiment besoin. D’autre part, et c’est plus préoccupant sur le long terme, un accroissement des émissions de CO2 et de la pollution de l’air.

Face à cette double problématique, les professionnels de la logistique et de la livraison commencent à réagir et à imaginer d’autres moyens de livraison plus écologiques. C’est notamment le cas du leader européen de la livraison de colis, DPDgroup (filiale de La Poste), qui vient d’annoncer un investissement de 200 millions d’euros pour le déploiement d’une flotte de véhicules à zéro ou faible émission.

Un investissement emblématique de l’importance que représente, pour le secteur, la mise en place de pratiques écologiquement responsables. Dans le détail, DPDgroup souhaite déployer d’ici 2025 une flotte de 7 000 véhicules alternatifs (camionnettes électriques, tricycles électriques, utilitaires au gaz naturel, vélos cargo) à travers 225 grandes villes européennes dont 77 en France.

L’objectif est de proposer, d’ici cinq ans, des livraisons à faible empreinte carbone auprès de 80 millions d’Européens (soit 19 % de la population des pays où l’entreprise est implantée). De même, il s’agit de diminuer les émissions de CO2 de 89 % et les polluants rejetés de 80 % sur le dernier kilomètre, là où le gros de la diffusion de carbone est enregistré.

C’est en développant des solutions alternatives et adaptatives (tous les centres-villes ne sont pas conçus selon un même modèle et il faut respecter les spécificités et la topographie de chaque métropole) que les transporteurs pourront apporter des réponses satisfaisantes aux défis écologiques que représentent les nouveaux modes de consommation. Tout l’enjeu étant que le développement du e-commerce n’affecte pas la qualité de vie dans les centres-villes.

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