© Raimond Spekking / CC BY-SA 4.0 (via Wikimedia Commons)
Vie publique

Les collectivités locales ont du mal à recruter des candidats qualifiés.

25% des collectivités locales ont du mal à recruter et la situation n’est pas prêt de s’améliorer.

Selon un baromètre réalisé par le groupe Randstad en collaboration avec Villes de France, l’Assemblée des Communautés de France et la Gazette des Communes, près d’une collectivité territoriale sur quatre souhaitant recruter déplore un manque de candidats malgré le recours à des incitations financières.

En 2021, les volumes de recrutement devraient rester inférieurs à la normale en raison du contexte. Selon Le baromètre RH des collectivités locales, la question du recrutement devrait rapidement devenir plus urgente.

Selon ses auteurs, 39 % des collectivités locales seront confrontées à des difficultés de recrutement en 2021, tandis que 59 % des répondants seront confrontés à des problèmes de salaire (contre 39 % en 2015). Pour préserver leur attractivité, une collectivité locale sur trois (42 % pour les lieux comptant entre 5 000 et 50 000 employés) verse des salaires plus élevés pour attirer plus de candidats.

Un impact de la crise sanitaire sur le management dans les collectivités

Le télétravail est une autre option pour convaincre les profils qualifiés. Mais sa généralisation n’est pas sans poser problème, puisque 25 % des DRH plaident en faveur d’une organisation flexible du travail et 12 % des managers locaux et régionaux plaident pour sa suppression.

Au cours du premier semestre, 74% des collectivités locales ont connu des pics d’absentéisme en raison de la situation sanitaire. Cette situation inquiète notamment le personnel des services techniques. Celle-ci a été particulièrement fréquente dans les villes de taille moyenne.

Les DRH compensent efficacement les défections par des réorganisations internes (52%) ou le recours à du personnel contractuel (41%), en se concentrant davantage sur la continuité du service que sur les changements d’organisation du travail.

Dans ce contexte, 45 % des personnes interrogées estiment que l’atmosphère sociale de leur communauté s’est détériorée. Dans les villes de plus de 50 000 habitants, le taux grimpe à 71 %, soit une augmentation de 28 % par rapport à 2019.

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